Les limites et les règles

 

Les limites et les règles

 

Vous avez souvent remarqué que lorsque l’on dit à un enfant “ne touche pas ca” “ne court pas”, “ne traverse pas la route”..

Il va faire ce que vous lui interdisez.

Comme le dit Isabelle Filliozat à ses conférences: “Ne pensez pas à une girafe”… Vous avez pensé à quoi?? Hé oui à une girafe!!

Plutôt qu’interdire les règles, je propose de lui dire ce qu’il a le droit de faire.

Au lieu de

“Ne cours pas” dites lui “Marche doucement”

“Ne traverse pas la route” dites lui “Reste près de moi, et on traverse ensemble”

“N’ouvre pas ce placard” dites lui “Je voudrais que le placard reste fermé”

Faites le réfléchir aussi, comme cela ça stimulera son cerveau.

Adulte: “Stop, je vois que le sol est glissant, comment peut-on faire pour marcher dessus?”

L’enfant peut proposer de marcher doucement, ou marcher à côté, ou de toute façon essayer de trouver une solution.

L’adulte est là pour le guider, répondre, en proposant une règle qu’il a le droit de faire et qui lui demande de faire un choix:

Adulte: “Dans ce cas, je te propose soit de marcher doucement, soit d’attendre que le sol soit sec pour avancer.”

En cas de crise

Votre enfant a très envie de manger un bonbon, hors il est 19h30 et pour vous c’est l’heure de manger, pas question qu’il mange un bonbon maintenant. “NON c’est NON” et là c’est la crise absolue.. L’enfant a éprouvé du plaisir en voulant ce bonbon, en l’imaginant dans les mains, en l’imaginant le manger.. et l’adulte a tout gaché… donc c’est compréhensible la crise de colère. Dans le cerveau immature de l’enfant, le stress met l’amydgale en alerte et c’est le cortex préfrontal qui prend le relais, un branle bal combat d’émotions de colère…. qui est une émotion comme une autre.

Votre enfant vous demande le bonbon, au lieu de lui dire “non”, dites lui :

Je vois que tu es frustré parce que je ne veux pas te donner le bonbon.

Il est important pour un enfant que l’adulte reconnaisse son émotion. Peut-être pourriez vous rajouter: “moi aussi j’aimerai manger un bonbon, et je préfère manger le repas et le bonbon ensuite. Qu’en penses tu? (la encore lui proposer le choix)

Autre situation: Romain a piqué le livre de Lucas, Lucas se met à pleurer, il est triste que Romain lui ai prit son livre. Comment allez vous réagir??

“Je comprends que tu sois triste parce que Romain t’as pris ton livre. Je te propose d’en prendre un autre et dés qu’il a fini on lit l’autre?”

Ces petites phrases ont un effet positif et calmant sur l’enfant, car il constate qu’on reconnait son émotion.

Conclusion:

Au lieu d’imposer des limites:

*Donnez des choix

*Montrez ce que vous attendez de l’enfant

*Rappeler les règles

En cas de crise:

*Reconnaître l’émotion de l’enfant

*Dites ce que vous voyez sans juger.

*Partagez l’émotion de l’enfant.

*Trouvez une solution ensemble.

 

Limiter et interdire n’est pas une solution pour l’enfant. C’est mieux de proposer des choix, de laisser l’enfant réfléchir au problème, de trouver la solution par lui même, lui accorder des droits…

Cela permet aussi à l’adulte d’exprimer ses émotions, ce qu’il ressent aussi, en clarifiant nos besoins et nos attentes de manière positive.

source: livre d’isabelle Filliozat “j’ai tout essayé”

 

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